[le 17 juin 2008 9 h 19]
OTTAWA - le 18 juin 2008 - Plusieurs groupes de défense des libertés civiles et d'importants syndicats canadiens s'unissent aujourd'hui pour lancer un projet novateur visant à documenter l'impact des listes de personnes interdites de vol et d'autres listes de surveillance gouvernementales sur nos droits civils, notre droit à la vie privée et notre droit à la libre circulation.
« Au cours de la dernière année, nous avons pris conscience qu'il nous faut documenter ce phénomène grandissant », explique Roch Tassé, coordonnateur de la Coalition pour la surveillance internationale des libertés civiles (CSILC).
« On nous a rapporté plusieurs histoires troublantes concernant des voyageurs qui se sont retrouvés pris dans les mailles de plus en plus serrées des listes de surveillance. Or il se peut que ces révélations ne soient que la pointe de l'iceberg, » ajoute Maureen Webb de l'Association canadienne des professeures et des professeurs d'université (ACPPU).
Le projet de recherche est dirigé par la Coalition qui regroupe 38 organismes canadiens en partenariat avec le Congrès du travail du Canada (CTC), le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), l'Association canadienne des professeures et professeurs d'université (ACPPU), l'Institut Polaris, l'Association pour les libertés civiles de Colombie-Britannique et la Ligue des droits et libertés.
« Nous constatons que les travailleurs et les voyageurs sont soumis à une surveillance accrue, à des mesures de sécurité invasives et à une restriction de leurs droits à la mobilité et à la vie privée. Tout cela relève en fait d'un programme d'INsécurité nationale qui n'augmente pas nécessairement le sentiment de sécurité et de bien-être de tout un chacun. Les listes d'interdiction de vol, les listes de surveillance, la mise en commun de larges quantités de renseignements personnels et les évaluations de sécurité douteuses sont des pratiques qui exigent un plus large débat public », affirme Karl Flecker du service des droits de la personne et de la lutte contre le racisme du CTC.
La Coalition souhaite que les voyageurs communiquent avec elle pour raconter leurs démêlés avec les compagnies aériennes, les fonctionnaires et les agents des douanes au Canada et aux États-Unis. Le site explique les objectifs du projet et permet aux citoyens de faire connaître leur histoire. On peut aussi entrer en contact avec le projet au moyen d'un numéro de téléphone sans frais ou par courrier. La Coalition et ses partenaires ne publieront et ne divulgueront aucun renseignement personnel sans autorisation.
Quelques constatations: